Un voyage qui vous ouvre les portes de votre intérieur.

Mes ressentis et mes ressources.

Tout se passe sans problème, pratiquement sans tension hormis les quelques tracas juste avant de partir. Ces quelques jours avant le départ ont été de gérer des petits soucis mineurs mais quelque peu, source de stress.
Au démarrage, ayant quelques douleurs aux épaules depuis un certain temps, une anxiété montante me pousse à prendre un taxi. Rien que de penser que je dois porter mon sac durant 1 heure sur mon dos, m’angoisse fortement. Finalement, le prix du taxi jusqu’à Roissy-Charles-de-Gaulle me refroidit, je décide de prendre mon sac, d’accepter cette difficulté et de passer un deal avec mon corps. C’est avec surprise que je découvre que le trajet se déroule tranquillement dans la sérénité et sans mal. Arrivée à l’aéroport, le déroulement du checking se passe bien et je déleste mon sac pour la soute à bagages de l’avion. À cet instant, je me sens légère et libre de tout mouvement.
Mon verrou de la langue est en cours de se déverrouiller et l’automatisme du français est en train de disparaître au fur et à mesure.
Et pour la 1er fois, je pars seule sans personne, Yesssss…! Fucking good

Mon corps est en attente de changement, tout excité!

Il est en émoi devant le séjour qui s’annonce comme une réponse à sa demande. Je pars dans cet espace loin de tout et de toutes sollicitations extérieures pouvant bloquer mon retour aux sources, mon moi profond. Quant à mon esprit, celui-ci est encore attaché au monde actuel et ne comprend pas encore ce qu’il va vivre dans quelques heures. Il divague à tout va. Il pense sans interruption de l’avant, de l’après et surtout à toutes les choses à faire en arrivant. Impossible pour lui de superviser l’essentiel du moment, de l’instant et ne pense qu’à une chose atterrir bientôt et passer à l’étape suivante. Heureusement, l’écriture me permet de me reconnecter et d’être plus attentive à moi-même et j’utilise la respiration au carré pour me calmer.
Arrivé à l’aéroport de Stockholm, il est prévu que je prenne un métro le « Arlando express » , ultra cher! Mais je fais confiance au moment présent et me débrouille sur place. Avec mon anglais imparfait mais suffisamment compréhensible, je demande la direction pour le centre-ville de Stockholm et on m’indique l’itinéraire via un bus. En voyant le prix largement moins cher, je décide de le prendre même avec 50 min de trajet au lieu de 30 mais j’ai du temps alors je le prends.

J’ai l’après-midi devant moi. Je prends mon temps! Je savoure! Je profite du moment qui m’est donné pour visiter un peu Stockholm. Puis vient le moment de relier Stockholm-Karlstad, il va falloir prendre son mal en patience car la journée n’est pas finie. Il reste encore la liaison entre ces 2 villes, 350km à parcourir soit 3 h 30 de train et il commence à se faire tard. La fatigue se fait sentir et j’ai qu’une hâte, c’est d’arrivée! Heureusement, un peu de méditation et une conférence bien être sur YouTube, le tour est joué ! Et le point fort des Suédois, c’est leur réseau mobile 4G. Dans le train, presque jamais déconnecté, et même en plein milieu de la Pampa, c’est incroyable!
Enfin, 21h00, j’arrive à l’hôtel. Vite! Vite! Je me dépêche! J’ai cru comprendre que les hôtels ferment tôt le soir en Suède. Les Suédois dinent tôt ! Malgré mes efforts, il est trop tard pour profiter du buffet compris dans le prix de la réservation. J’insiste alors un peu auprès de l’hôtesse et finalement, elle m’apporte un méga sandwich et des petites choses à grignoter. Eurêka! Je dormirai le ventre plein ce soir, surtout après 10 jours de jeûne intermittent et des repas végétariens pour préparer mon séjour, j’ai le ventre dans les chaussettes. Après, une bonne nuit passée à l’hôtel, je me prends le plus fastueux des petits déjeuners, un instant de réconfort. Il y a de tout sur ce buffet, charcuteries, pains de toutes sortes, brioches, viennoiseries, fruits, légumes, fromages, et le must, la gaufre à faire soi-même, un régal. J’ai fait un petit tour ensuite dans Karstad et j’ai apprécié le civisme des Suédois. Ils sont extrêmement respectueux des uns et des autres. Que chaque chose, chaque geste, pouvaient avoir un impact sur tout. Comme-ci, ils avaient compris que les mots , les gestes et leur comportement ont un effet direct avec le reste du monde comme la théorie de « l’effet Papillon ».

Tout est tendresse calme et silence.

Et après 24h, j’arrive à Angsbacka les baba-cools de Suède à l’état pur. C’est un autre monde. Je ne connais pas ce monde finalement. Il ne me fait pas peur mais mes barrières ne tombent pas encore. La langue qui donne une difficulté supplémentaire, ne me facilite pas les choses. Du coup j’ai l’impression de rien lâcher.

Tout est amour paix et harmonie

Pou définir, Angsbacka, c’est un lieu où tout est amour, paix et harmonie. Pas facile au départ de faire tomber les barrières. L’approche Angsbacka c’est la connexion avec l’autre et la nature. Ici pas de combat, juste avec soi-même au début. Pas de recherche pour ressembler à quelqu’un ou d’essayer de se comparer. Nous sommes tous unis et nous faisons qu’un. Chacun à sa part pour apporter à l’autre ou à la collectivité. La seule chose unique et importante ici, c’est le don de soi. Nous sommes ce que nous sommes et sans jugement. Ici pas de jugement, juste de la bienveillance et de l’amour. Ici tout est LOVE. Ma 1er journée n’a pas été facile. Ma première barrière, la langue. Ici tout le monde parle Anglais et sinon Suédois. Moi l’anglais, je me débrouille mais ce n’est pas toujours simple, ça me demande beaucoup d’efforts. Alors il faut prendre les moments comme ils viennent. Ma 2e journée très intense comme une purification du corps et de l’esprit. Un passage par le Sweetloge tôt le matin, au lever du soleil, connu pour ses propriétés de purification et de connexion avec la nature, et utilisé par les chamans amérindiens lors de cérémonies de purification. Il a fallu que j’arrête de combattre, que je ne fasse qu’un, que je lâche prise. Après 1 h 30 de sudation, de cérémonie de tambour, de chant indien, de fumigation au cèdre et autres mélanges, je ressors comme libérée, dépossédée de celle que j’étais. Mais ce n’est pas fini, j’ai mal à la tête, j’ai mal au ventre, je n’ai pas bu durant toute la sudation, mon corps est malade. Je suis frustrée d’être clouée au lit pour ma vraie 1re journée d’apprentissage de mon Deep Myself. Après une nuit et une journée de souffrance, j’ai lâché prise enfin et laisser place au calme.
Au réveil de ma 3e journée, je me sens renaître. Je suis pleine d’énergie et j’ai qu’une envie, vivre ma journée intensément en yoga, méditation et danse. Les connexions se font petit à petit « body and mind » et les émotions remontent, me submergent, je pleure, je suis heureuse, la joie déborde et je ressens comme un amour intense, je suis à l’apogée. Que du bonheur mais aussi du vrai nettoyage intérieur.

Une autre langue me parle!

Après 5 jours de retraite, l’expérience Angsbacka reste et restera pour moi éternel. Je suis dans mon appartement loué pour l’occasion « Airbnb » pour mon retour et mon cerveau reste connecté à Angsback. Mon esprit fusionne. Je reste dans ma bulle de bien-être. il fuse, il projette, Il pense, le bouillon des mots en anglais ne s’interrompt pas. J’entends encore les mots en anglais, les gens qui me parlent, et je pense encore en anglais pendant que j’écris en français sur mon téléphone.
J’ai peur d’oublier, de perdre ce plein d’amour. L’expérience Angsbacka, c’est beaucoup , beaucoup, beaucoup d’amour, de bienveillance, de gratitude, de paix intérieure et de réconfort avec l’autre et soi-même, c’est too much ! Réapprendre à aimer sans attendre et à aimer sans jugement. Offrir de soi par un regard, un sourire, un geste de réconfort. Angsbacka c’est à vivre au moment une fois et je dirais même que ça devrait être obligatoire pour tout le monde. Un passage obligé pour réapprendre à s’aimer. J’ai même imaginé que cela pourrait être une obligation dans les écoles du monde entier. C’est important d’apprendre et de développer la connaissance mais pas au détriment du vivre ensemble.
Pourquoi ne pas commencer le matin par une méditation et des postures de yoga en guise d’activité sportive. Avoir des moments de rituels, de partages dans la journée. On a trop mis l’accent sur l’excellence et la compétition alors que la réussite finalement se pose sur le collectif, c’est ensemble que nous sommes plus forts. D’ailleurs tout au long de l’évolution de l’homme, sa condition actuelle n’est que le fruit d’une participation collaborative.

Il faut porter encore en soi du chaos, pour pouvoir mettre au monde une étoile dansante

Voilà, plus qu’une heure et Paris Roissy Charles de Gaulle est à l’horizon. Mon impatience commence à se faire pesante et j’aimerai déjà être rentré chez moi. Grand paradoxe, quand on lit en même temps : « le philosophe nu » d’Alexandre Jollien. Lui-même décrit dans son journal, les difficultés rencontrées au quotidien pour lâcher prise et rester dans l’instant et ne pas succomber à nos passions. Flûte! Je n’ai qu’une envie, arriver à l’appartement, me délasser et retrouver mes pénates. Comment trouver de la joie quand on se sens étriqué dans ce petit espace qu’est l’avion, que tu ressens la faim qui te tiraille et que ta position te fait quelque peu souffrir car cela fait déjà 12h que je suis en transite. Oui pas facile, j’avoue! Mais Alexandre nous propose de nous recueillir ainsi au fond de soi et d’essayer de trouver un peu de la joie dans ce petit chaos intérieur comme le dit bien Friedrich Nietzsche dans « Ainsi parlait Zarathoustra « 

Le philosophe nu

Écrit par Alexandre Jollien

Garder l’esprit ouvert.

Mon retour à Paris, je déambule dans la capitale emprise de ma bulle de bien-être, comme shootée aux hormones de bonheur, je plane, je vois le monde extérieur avec les yeux d’amour. Je rends visite à mon nouvel ostéopathe, un peu holistique pour mes douleurs aux épaules « Valério D ». Je lui raconte mon aventure et les ressentis sur l’agressivité de Paris et la jungle parisienne. Il me dit alors que ma sensibilité et mon esprit sont très ouverts et qu’il faut apprendre à tempérer mon ouverture sur le monde tout en gardant de l’espace pour la gratitude, la joie, l’amour et conserver quelques habitudes de Suède. La nuit suivant mon retour, après l’ostéo, impossible de dormir, mon corps est une vraie boule d’énergie, connecté au monde, je suis ultra sensible et j’ai l’impression que je vais irradier toute la planète. Il va me falloir quelques jours pour redescendre et réussir à conserver mais surtout savoir gérer cette nouvelle énergie.

Une semaine déjà de passée depuis mon retour et je sens mes épaules plus libre et plus légère. Est l’expérience Angsbacka ou bien encore l’aide de Valério ? Quand parfois, les moments sont difficiles, j’ouvre des bulles de sérénité, des espaces de bien-être en moi pour me laisser libre. Je ferme les yeux et je repense à Angsbacka et à tout cet amour !

Ici dans mon quotidien, les gens se regardent du coin de l’oeil, l’air de dire: « pas trop prêt! Ne t’approche trop! » Pas facile de donner quand l’autre n’en veut pas. En général, les gens n’ont plus l’habitude de ces gestes d’amours, de bienveillances, de bienfaits. ils ont été déconnectés de tous ces liens dont le corps et l’esprit ont besoin pour fonctionner en harmonie. Ils ont peur, ils ont oublié. Mais je garde au fond de moi, l’intime conviction qu’ils en prendront conscience et qu’à leur tour, ils pourront transmettre aussi.

Le principe du Hug pour stimuler nos hormones de bonheur. Allez un petit Câlin!!!